Archives de Tag: romain duris

L’ECUME DES JOURS 3,5/5

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Origine: France
Réalisateur: Michel Gondry
Distribution: Audrey Tautou, Romain Duris, Omar Sy, Gad Elmaleh, Aïssa Maïga, Charlotte Le Bon, Sacha Bourdo, Philippe Torreton, Laurent Lafitte, Natacha Régnier, Alain Chabat…
Genre: Comédie/Romance/Drame/Adaptation
Date de sortie: 24 avril 2013

Le Résumé: Dans un Paris fantasmagorique, Colin, un jeune nanti, tombe amoureux de Chloë, avec laquelle il convole en justes noces. Leur bonheur est total, mais s’interrompe brutalement, lorsqu’une terrible maladie frappe Chloë : un nénuphar pousse dans son poumon droit. Voyant son pécule fondre comme neige au soleil, et son environnement curieusement se dégrader, Colin cherche du travail pour la première fois de sa vie et se voit assigné à des taches de plus en plus absurdes…

Ma critique:

Avec cette adaptation de Boris Vian, Michel Gondry se lance dans un pari osé et en ce sens, on peut déjà le remercier et le féliciter de s’être lancé dans cette réalisation. L’avis sur ce film diffère obligatoirement que l’on ait lu le livre ou non. En ce qui me concerne, j’ai lu le livre juste avant de voir le film et il est indéniable que Michel Gondry respecte l’oeuvre de Vian. J’ai retrouvé dans le film à la fois ce qui m’a plu et déplu dans le livre. L’interprétation des acteurs est respectueuse des personnages développés dans le roman. Romain Duris est enjoué et sensible à l’image du Colin du livre, Audrey Tautou se montre bâtante et pense avant tout aux autres ce que l’on ressent dans le livre avec son personnage de Chloé. Cependant, les plus surprenants sont les acteurs secondaires que sont Gad Elmaleh, Omar Sy, Charlotte Lebon ou encore Aïssa Maïga. Je ne les aurai surement pas imaginés dans ces rôles là mais finalement ils s’en sortent tous bien. On peut noter également les petites apparitions d’Alain Chabat dont c’est toujours un plaisir de le retrouver. Outre les acteurs, c’est en réalité Michel Gondry qui se révèle de nouveau en nous offrant tout son savoir faire et toute son imagination. Il va d’ailleurs parfois plus loin que ce qu’on avait pu imaginer en lisant l’oeuvre. C’est un réel plaisir de voir se matérialiser ce que l’on a pu lire. Je pense en disant cela au Pianocktail, au nuage, à la voiture transparente mais également aux murs qui se rapprochent et à l’espace qui rétrécie. Gondry a réussi tous ces éléments avec brio et l’univers créé par Vian est vraiment retrouvé et transposé avec minutie. En ce sens, je pense, par contre, que si l’on n’a pas lu le livre et qu’on n’a aucune idée de l’imaginaire de Vian, il doit être difficile de comprendre pourquoi il y a tout ça et ça doit être déroutant de rentrer dans cet univers. De plus, Gondry a parfois laissé certain élément de coté comme l’évolution de la relation entre Chick et Alise. En effet, dans le film, on voit qu’Alise ne supporte plus le comportement de Chick mais tout ça semble vraiment soudain alors que dans le livre, on voit la dégradation de la relation et les excès de Chick. Par ailleurs, le gros défaut, commun au film et au livre, est le manque d’émotion ressenti. Je n’avais pas été ému par le sort des personnages en lisant et je ne l’ai pas été, de nouveau, en visionnant le film. Cependant, le passage de la couleur ou noir et blanc est vraiment sublime et est une très bonne idée. Par conséquent, on est face à un film où Gondry montre tout son savoir-faire mais le trop d’attention accordée aux décors et aux éléments imaginaires empêche d’être ému par l’histoire. 

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POPULAIRE 2,5/5

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Origine: France

Réalisateur: Régis Roinsard

Distribution: Romain Duris, Déborah François, Bérénice Béjo, Nicolas Bedos, Miou-Miou, Eddy Mitchell, Shaun Benson

Genre: Comédie

Date de sortie: 28 novembre 2012

Résumé: Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court…

Ma critique:

Populaire est un film qui plait beaucoup, la preuve en est qu’il a reçu les différents labels des grands distributeurs de film. Pour autant, je suis restée plutôt réservée face à ce film. En effet, certes le sujet est tout à fait audacieux et, en ce sens, on ne peut pas reprocher au réalisateur de ne pas avoir tenté quelque chose. La dactylographie, n’a, apriori, rien de vraiment glamour et pourtant, c’est un univers qui se révèle intéressant à découvrir. Toute la compétition qui se joue entre les différentes dactylos est plutôt fascinante  dans la mesure où cela nous dépasse totalement aujourd’hui. Qui plus est, c’est bien filmé ce qui apporte un certain suspens, nous faisant alors, rentrer dans le film. Cependant, une fois passés les moments de championnats, il n’y a plus grand chose à sauver … Pour ne pas faire de ce film une simple comédie, une pseudo-amourette se joue entre les deux protagonistes que sont Romain Duris et Déborah François. Comme toujours, les choses ne sont pas si simples. Elle, un peu féministe, lui, un peu macho ce qui crée des étincelles et des rebondissements (cela permet surtout de rallonger le film). Pour autant, Déborah François est vraiment pétillante dans son rôle de Rose Pamphyle. Elle rayonne et apporte beaucoup de fraicheur dans ce film. Cela devrait lui permettre de décrocher plusieurs rôles principaux prochainement  !  A l’inverse, Romain Duris est quelque peu terne dans ce rôle de patron puis d’entraineur dans lequel il ne semble pas s’amuser. Par conséquent, on ressent que ce film est le résultat d’une passion pour les années 50 et le domaine de la dactylographie, des secrétaires, mais cela ne suffit pas à passionner le spectateur. Il pâtit d’un manque d’humour et d’une certaine banalité.

Les plus: Déborah François qui se révèle dans ce film / le domaine de la dactylographie

Les moins: Romain Duris décevant / l’histoire d’amour caricaturale

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