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Live Report – PEAKS au Nouveau Casino

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C’est une toute nouvelle aventure qui attend ici Morgane Imbeaud et Yannick Demaison pour ce premier vrai concert au Nouveau Casino à Paris. Pour l’occasion, c’est donc une petite salle d’environ 400 personnes qu’ils ont choisi montrant toute leur humilité au vue de leurs succès précédents. Ce concert est l’occasion pour eux deux de présenter l’EP joliment intitulé Love sorti seulement deux jours plus tôt soit le 11 février.
La première personne arrive à 17 heure mais c’est réellement vers 19 heure que les gens commencent à se tasser le long des barrières. La salle se remplie lentement mais sûrement et se retrouve prête à accueillir The Rodeo qui arrive sur scène à 20h25. Après l’avoir vu il y a maintenant plusieurs années en première partie de Cocoon, je la retrouve, ici, changée et visiblement plus sur d’elle. Les compositions se sont affinées prenant une tournure plus pop voire country. La chanson Little Soldiers est d’ailleurs mon coup de coeur de cette première partie.
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Après une pause très courte du fait du retard pris précédemment, c’est au tour de Peaks d’arriver sur scène. Le duo est alors accompagné de Vincent Estival et de Romain Carrier à la batterie. Morgane, comme à son habitude, se place au piano mais cette fois au centre de la scène ce qui fait bien plaisir. Yannick, quant à lui, assure la guitare et les choeurs et même le chant d’une chanson vers la fin du concert. N’ayant pas pu écouter l’EP avant ce concert, je ne connaissais que trois chansons: Love / Spain / Christmas Song. C’est avec la première citée que le duo a choisi de commencer. Cela m’a permis de rentrer directement dans le concert ce qui était fort agréable. Les chansons Amélie et 200 years ont ensuite été joué puis ça a été le tour du « single » intitulé Spain. Déjà très efficace en version studio, ce titre se révèle encore plus en live.
Les chansons s’enchaînent et le tout passe vraiment très vite. On sent rapidement que c’est un vrai premier concert dans la mesure où les choses se rôdent, se mettent en place. La phrase de Vincent Estival, dite avec humour, au milieu du concert « C’est vachement bien rôdé votre truc » montre un peu le ton de la soirée. Pour autant, ces quelques soucis techniques n’ont en aucun cas gâché le moment, donnant même le sentiment d’assister à un moment un peu spécial, comme les privilégiés des débuts d’un groupe. On ressent également une vraie complicité entre Vincent et Morgane qui laisse profiler un bel avenir à ce duo.  Viens le moment des chansons  Not too late et Was it good qui m’ont vraiment marqué mais qui ne figurent, malheureusement pas, sur l’EP.
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Enfin, viens le moment du rappel. On ne sait pas trop s’il était réellement prévu. On s’en bien que notre duo est embarrassé du fait de ne pas avoir plus de chansons à nous présenter. Ce sera donc une reprise Falling man ainsi que de nouveau le titre Spain ce qui n’est pas pour nous déplaire.
C’est donc un très joli concert auquel j’ai pu assisté ce soir du 13 février. Certes un peu court, une heure, mais qui augure que de belles choses pour la suite. On espère très vite un album et une tournée (quelques dates sont déjà prévues en Belgique).
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HUGO CABRET 3,5/5

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Origine : États-Unis
Réalisateur : Martin Scorsese
Distribution : Asa Butterfield, Chloe Moretz, Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Jude Law, Ray Winstone, Emily Mortimer, Helen McCrory, Christopher Lee, Michael Pitt, Michael Stuhbarg, Frances de la Tour…
Genre : Aventure
Date de sortie : 14 décembre 2011

Le Résumé:
Dans le Paris des années 30, Hugo Cabret, un jeune garçon, vit dans une gare. Seul depuis le décès de son père, Hugo répare et remonte les horloges de la gare et passe le plus clair de son temps à se cacher du gardien des lieux. Son passé est un mystère, tout comme l’étrange automate que lui a légué son père. Un robot à l’air mélancolique qui ne demande qu’à être actionné mais dont la clé – en forme de cœur – reste introuvable. C’est alors que la jeune Isabelle entre dans la vie d’Hugo…

 

Ma critique:

J’attendais Noël pour rattraper ce film et quel plaisir de le visionner à cette époque. C’est un film dont le qualificatif « familial » correspond vraiment bien. Les plus jeunes apprécieront la jeunesse du héros, l’univers et le décors hivernal. Les plus grand, quant à eux, apprécieront l‘hommage fait au cinéma et bien sur à Georges Méliès lui-même. L’ayant malheureusement raté au cinéma, il parait cependant flagrant que la 3D trouve sa place dans ce film ce qui très rare. Elle est d’autant plus intéressante qu’elle permet une belle comparaison entre la simplicité et l’artisanat dont faisaient preuve les cinéastes du passé et les technologies d’aujourd’hui de plus en plus innovantes. C’est bien cela que recherche Martin Scorsese car l’objet du film est bien sur le cinéma. Il prend comme prétexte ce film pour exprimer son amour du cinéma ce qui constitue son intérêt principal voire unique. En effet, la première partie où le jeune Hugo est le personnage principal est quelque peu longue. La mise en place des premiers personnages est un peu brouillonne. On ne comprend pas trop ce qui est arrivé à Hugo ni pourquoi le gardien de la gare (Sacha Baron Cohen) fait la chasse aux orphelins. Pour autant, il est étonnant de le retrouver dans un rôle à la fois sérieux, méchant mais attendrissant. Le film prend donc toute son ampleur dès lors qu’Hugo rencontre Georges Méliès et que l’histoire de ce dernier se révèle à nous. Les reconstitutions de la fabrication de ses films sont alors intéressantes et un nouvel univers s’offre à nous. On se dit alors que Martin Scorsese est allé à bonne école en prenant Méliès comme maitre. L’hommage à Chaplin et au cinéma muet est également touchant. Concernant les acteurs, je mettrais un bémol à Chloé Moretz que j’ai trouvé effacée, peu expressive tout au long du film. En bref, un film un peu trop long mais divertissant à souhait. Les images, les décors sont magnifiques et parfaits en période de Noël.

Les plus: L’hommage au cinéma / la scène du train qui ne s’arrête pas

Les moins: Chloé Moretz / un peu trop long

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DE L’AUTRE COTE DU PERIPH 3/5

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Origine: France

Réalisateur: David Charhon

Distribution: Omar Sy, Laurent Lafitte, Zabou Breitman, Sabrina Ouazani, Lionel Abelanski, André Marcon, Youssef Hajdi

Genre: Comédie / Action

Date de sortie: 19 décembre 2012

Résumé: Un matin à l’aube dans une cité de Bobigny, près d’un vieux tripot clandestin, est retrouvé le corps sans vie de Eponine Chaligny, femme du très influent Jean-Éric Chaligny, premier patron de France, au centre d’un climat social extrême qui secoue la France depuis quelques semaines. Ce matin-là deux mondes radicalement opposés vont alors se croiser : Ousmane Diakité, policier de la section financière de Bobigny et François Monge, capitaine de la fameuse police criminelle de Paris. Leur enquête va les emmener d’un côté à Paris et son syndicat patronal, de l’autre en banlieue de Bobigny et ses affaires clandestines. Tour à tour, de l’autre côté du périph.

Ma critique:

Si l’on associe le réalisateur à sa précédente réalisation qu’est Cyprien, il y a de quoi se méfier de son nouveau film. Or, ce serait une erreur de faire ce raccourci car De l’autre coté du périph est une bonne surprise. Le pitch de base est plutôt banal en opposant un policier du 36 quai des orfèvres qui ne connait donc que Paris, et un policier de Bobigny qui ne connait alors que la banlieue. Pour autant, malgré cette banalité, le scénario est plutôt bien mené et ce grâce à l’humour, réellement présent, tout au long du film. C’est vraiment l’humour qui constitue la réussite de ce film. En effet, bien sur, tous les traits sont grossis mais c’est fait avec une certaine élégance. Laurent Lafitte est parfait dans son rôle d’individu hautain aussi bien dans son comportement que dans ses tenues vestimentaires. On ressent une réelle alchimie entre Omar Sy et Laurent Lafitte qui ne cessent de se chiarer et se critiquer l’un l’autre. On peut d’ailleurs aller, jusqu’à imaginer, qu’ils ont eu le même comportement en dehors des moments de tournage, sur le plateau. En parallèle de l’humour, on retrouve de belles scènes d’action et une trame policière plutôt aboutie amenant les deux protagonistes jusqu’à un club échangiste ce qui apporte au film, des scènes plutôt originales, mêlant humour et suspens. Par ailleurs, il est évident que ce sujet opposant Paris à la banlieue permet de mettre en avant une critique des idées-reçues où chacun des deux personnages se remet en cause. Le regard que l’on porte sur Ousmane Diakité change assez tôt et ce notamment lors de la rencontre avec la mère d’un enfant du quartier. Quant à celui sur François Monge, c’est surtout à la fin du film que l’on voit l’impact de cette collaboration sur sa personnalité. Par conséquent, nous sommes face à un film avec un véritable humour, qui mélange donc l’action et la comédie avec aisance. Le tout utilisé comme prétexte pour dénoncer les inégalités sociales et les préjugés sociaux.

Les plus: l’humour vraiment très réussi / Laurent Lafitte très bon dans ce rôle

Les moins: le film aurait pu aller plus loin dans les critiques tout en étant moins caricatural

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