Archives de Tag: Gilles Lelouche

THERESE DESQUEYROUX 4/5

Image

Origine: France

Réalisateur: Claude Miller

Distribution: Audrey Tautou, Gilles Lelouche, Anais Demoustier, Stanley Weber, Catherine Arditi, Francis Perrin

Genre: Drame

Date de sortie: 21 novembre 2012

Le résumé: Dans les Landes, on arrange les mariages pour réunir les terrains et allier les familles. Thérèse Larroque devient Madame Desqueyroux ; mais cette jeune femme aux idées avant-gardistes ne respecte pas les conventions ancrées dans la région. Pour se libérer du destin qu’on lui impose, elle tentera tout pour vivre pleinement sa vie…

Ma critique:

Je précise tout de suite que je n’ai pas lu le bouquin de François Mauriac, je ne peux donc pas m’adonner à une comparaison avec ce dernier. Cependant, le film m’a donné envie de découvrir ce livre, qui j’espère, apportera, certaines réponses à mes questions. En effet, j’ai trouvé le personnage d’Audrey Tautou très énigmatique … On ne sait jamais si on doit l’aimer ou la détester et quand la balance penche d’un coté, il y a toujours un élément qui nous déstabilise à nouveau. Je ne sais pas si c’est le cas dans le livre mais je trouve que cela fait la force du film. Ce sentiment d‘ambiguité se retrouve également avec le personnage de Gilles Lelouche qui est à la fois touchant et détestable. D’ailleurs, ces deux acteurs incarnent très bien leur rôle respectif selon moi. Gilles Lelouche est tout à fait crédible dans ce rôle dramatique d’un bourgeois des années 20. Il en va de même pour Audrey Tautou qui se révèle de plus en plus à moi. Plus je la vois jouer, plus je trouve que c’est une très bonne actrice. Cette capacité qu’elle a, à interpréter des femmes maigres, perturbées, à la frontière avec la folie, est assez épatante. Anais Demoustier est également très bien dans son rôle de belle-soeur de Thérèse, qui vit sa jeunesse avec fougue. En outre, on pourrait reprocher la mise en scène très conventionnelle choisie par Claude Miller mais ce traitement peut être excusé par une volonté d’ancrer le spectateur dans les décors des années 20 sans superflus. L’image est très belle et nous plonge dans les paysages de pins des Landes avec aisance. Comme dit précédemment, je regrette simplement toute l’ambiguité qui entoure Thérèse Desqueyroux ( sa jalousie envers sa belle-soeur / son comportement envers Jean / sa tentative d’empoisonnement …) mais qui, selon Audrey Tautou, serait une volonté de la part de Claude Miller. Remercions donc simplement ce réalisateur pour sa filmographie et ce film.

Les plus: Le jeu des acteurs / l’histoire en elle-même avec toute l’ambiguité de cette femme.

Les moins: Le trop-plein de questions que posent le film

Tagué , , , , , , , , , , ,

QUAND JE SERAI PETIT 3/5

Image

Origine: France

Réalisateur: Jean-Paul Rouve

Distribution: Jean-Paul Rouve, Benoit Poelvoorde, Miljan Chatelain, Arly Jover, Miou-Miou, Claude Brasseur, Gilles Lelouche

Genre: Drame

Date de sortie: 13 juin 2012

Le résumé: A l’occasion d’un voyage, Mathias, 40 ans, croise par hasard un enfant qui lui fait étrangement penser à lui au même âge. Profondément troublé, il se lance dans une quête insensée sur les traces du petit garçon qui risque bien de bouleverser son existence et son équilibre familial …
Et si l’on pouvait revivre son enfance, pourrait-on alors changer le cours des événements ?

Ma critique:

Ce film m’a vraiment touché. Alors certes il n’est pas exceptionnel, il n’est pas doté d’une réalisation particulièrement originale, mais il a ce petit quelque chose, propre aux films français, qui nous fait rentrer dedans. Tout est dans la simplicité, l’émotion et c’est surtout très bien interprété. Car, le même film, sans le talent de Jean-Paul Rouve, celui du jeune Miljan Chatelain et surtout celui de Benoit Poelvoorde, ne tiendrait pas. Benoit Poelvoorde est saisissant de justesse et de retenu dans le rôle du père du Mathias jeune. Je parle d’un « Mathias jeune » car effectivement, le scénario est basé sur une histoire irréaliste: Mathias adulte se retrouve face à lui-même avec une trentaine d’années de moins. Cette situation, tout à fait invraisemblable, se révèle tout à fait crédible au fur et à mesure du film. On y croit vraiment et on comprend la quête dans laquelle Mathias adulte se lance. Par conséquent, la relation que Jean-Paul Rouve noue avec son double jeune est vraiment très touchante tout comme les moments qu’il souhaite rattraper avec son « père » … Toute la simplicité que l’on retrouve dans la manière dont les rôles sont joués, est également présente au niveau des décors. Rouve filme sa ville qu’est Dunkerque en lui donnant beaucoup de charme, en la sublimant à travers notamment les plans sur la plage.

Les moins: Certains passages un peu long notamment au début du film

Les plus: la nostalgie qui se dégage du film / Benoit Poelvoorde / les plans sur la plage / La musique d’Emilie Simon

Tagué , , , , , , , , , , ,