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DES GENS QUI S’EMBRASSENT 2/5

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Origine: France

Réalisateur: Danièle Thompson

Distribution: Kad Merad, Monica Bellucci, Eric Elmosnino, Lou de Laâge, Valérie Bonneton, Max Boublil, Clara Ponsot, Ivry Gitlis

Genre: Comédie dramatique

Date de sortie: le 10 avril

Le résumé: Ça tombe mal c’est l’enterrement de la femme de Zef pendant que Roni marie sa fille ! Cet événement inattendu aggrave les conflits entre les deux frères que tout sépare déjà : métiers, femmes, austérité religieuse de l’un, joie de vivre de l’autre, tout, à part leur vieux père au cerveau en vadrouille et leurs deux filles qui s’adorent. Entre Londres, Paris, Saint-Tropez et New York, affrontements, malentendus, trahisons, vont exploser le paysage de la famille, mais grâce à ces disputes, à ces réconciliations chaotiques, vont naître une grande histoire d’amour… et peut-être deux.

Ma critique: 

Je suis plutôt partagée autour de ce film d’où ma note, peut être, un peu sévère. Je l’ai vu il y a maintenant plus d’une semaine, et avec du recul, je pense que Danièle Thompson remplie plutôt bien le contrat. On est face à un film choral mêlant histoire de famille, humour et drame. Le scénario, bien que peu original, est efficace et l’on rentre facilement dans cette histoire qui est à multiples échelles: on a d’un coté l’histoire entre les deux frères qui ne s’entendent pas puis une autre, qui prend le dessus, entre les deux cousines amoureuses de la même personne et enfin on a le père ou le grand père malade. Ce sont ces deux dernières histoires qui m’ont le plus touché. En effet, les deux frères qui ne s’entendent pas c’est vu et revu et, par conséquent, cela perd en intérêt. D’autant plus qu’on a tous une idée précise de la manière dont ça va se terminer entre eux. Kad Merad est correcte dans son rôle mais le coté « chanteur qui a raté sa carrière » est vite pénible. Quant à Eric Elmosnino, je l’ai trouvé très bon bien que son rôle ne demande pas une performance d’acteur exceptionnelle. Mes gros coups de coeur vont pour Lou De Laâge et pour Ivry Gitlis qui apportent respectivement fraicheur et humour. Lou De Laâge est vraiment la révélation féminine en ce moment entre ce film et Jappeloup . Elle joue avec beaucoup de justesse et chacune des émotions qu’elle peut ressentir nous est partagées. On croit en son amitié avec sa cousine interprétée par Clara Ponsot que l’on a pu voir dans Les infidèles notamment. Leur duo fait plaisir à voir bien qu’il va être quelque peu contrarié par la présence de Max Boublil, homme partagé entre les deux femmes. Rien à dire sur ce dernier bien qu’il semble être un peu dans la retenue à certains moments. Comme dit précédemment, c’est un plaisir de voir Ivry Gitlis dans son rôle qui apporte beaucoup d’humour au film ce qui n’est pas pour déplaire. En réalité, le gros souci du film c’est sa lenteur. Le scénario est intéressant, les acteurs jouent bien mais qu’est ce que c’est lent. Ca ne dure que 1H30 et pourtant on a le sentiment d’être dans la salle depuis au moins 2 heures quand ça se termine. C’est vraiment dommage parce que du coup ça gâche l’ensemble du film, qui, par ailleurs, est plutôt bon. Le traitement de la religion est plutôt intéressant sans être omniprésent ce qui est une bonne chose. Concernant Valérie Bonneton, je n’ai pas trop compris l’objectif des scénaristes sur la fin du film mais je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler. Par conséquent, on est face à un film plutôt sympathique où certains acteurs tirent leur épingle du jeu pour apporter fraicheur et humour mais dont la lenteur gâche l’ensemble. 

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SPRING BREAKERS 4/5

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Origine : États-Unis
Réalisateur : Harmony Korine
Distribution : Ashley Benson, Selena Gomez, Rachel Korine, Vanessa Hudgens, James Franco, Sidney Sewell, Thurman Sewell, Heather Morris…
Genre : Drame
Date de sortie : 6 mars 2013

Le résumé: Rêvant de fuir leur quotidien morose, trois étudiantes décident de braquer un fast food, afin de se payer un voyage en Floride à l’occasion du spring break. Une fois les poches pleines, elles enrôlent une quatrième amie et partent, en quête de sensations fortes et d’une nouvelle vie. Une fois sur place, les choses prennent pourtant une drôle de tournure. Notamment quand leur route croise celle d’Alien, un rappeur local et criminel notoire…

Ma critique:

J’ai tout bonnement adoré ce film et ce malgré une grande partie des adolescents de la salle qui m’ont gâché une partie du film ne sachant pas qu’au cinéma, le principe est de se taire. Je pense, en effet, qu’ils ont été, pour la plupart, déroutés par la tournure que prend le film et ce très tôt. Bien qu’il s’ouvre sur une scène très colorée où l’on retrouve le Spring Break tel qu’on le connait avec le soleil, les filles en bikini et l’alcool en foison, très vite, on découvre l’envers du décors. C’est là tout la force du réalisateur. Il met en avant la jeunesse américaine dans toute sa splendeur. Il crée un contraste vraiment intéressant entre les scènes de jour et celles de nuit qui montre le paradoxe dans lequel se trouve ses héroïnes. En effet, elles veulent s’amuser mais en même temps on ressent une certaine retenue chez certaines d’entre elles. On peut alors se demander si Harmony Korine cherche à prôner la religion en tant que croyance qui permet de rester dans le droit chemin. La réalisation d’Harmony Korine est expérimentale et nous plonge pleinement dans cet univers. Les allers et venues dans le temps sont bien amenés et permette de donner plus de profondeur aux évènements.  Les quatre actrices jouent bien à tel point qu’on en oublie d’assimiler Selena Gomez et Vanessa Hudgens à Disney. James Franco lui est évidemment méconnaissable dans ce rôle qu’il tient d’une main de maitre. Quant à l’histoire, bien qu’elle soit en apparence simpliste, il y a, en réalité, beaucoup de profondeur et de morale. L’alternance entre les scènes de sexe, de violence et les scènes où les filles appellent leur famille, regardent un dessin-animé, est vraiment représentative d’une réalité: le franchissement du seuil de l’enfance à l’âge adulte. En outre la bande originale est vraiment très bien choisie et ce même excepté Britney Spears. Ce choix n’est pas anodin. Britney Spears représente cette jeunesse qui dérive mais qui parvient, finalement, à se reprendre et à rebondir. Spring Breakers est donc un film qui en déroutera plus d’un mais qui est totalement passionnant de part sa réalisation, son traitement des acteurs et le message qu’il fait passer. 

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20 ANS D’ECART 3/5

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Origine: France

Réalisateur: David Moreau

Distribution: Virgine Efira, Pierre Niney, Charles Berling, Gilles Cohen, Camille Japy, Michaël Abiteboul

Genre: Comédie romantique

Date de sortie: 6 mars 2013

Résumé: Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d’une impeccable conscience professionnelle au point d’en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine « Rebelle », tout sauf son image de femme coincée. Mais lorsque le jeune et charmant Balthazar, à peine 20 ans, va croiser le chemin d’Alice, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Réalisant qu’elle détient la clef de sa promotion, Alice va feindre la comédie d’une improbable idylle.

Ma critique:

20 ans d’écart traite d’un sujet encore peu présent dans le cinéma français mais à l’inverse, très présent dans la société. Ici, c’est Virginie Efira qui joue la « cougar » et Pierre Niney qui tient le rôle du jeune étudiant qui tombe sous le charme. Ces deux acteurs sont bons dans leur rôle respectif. Virginie Efira, bien qu’un peu jeune pour ce rôle, fait plaisir à voir dans un rôle qui change de ses propositions précédentes. Ici, on la retrouve en femme indépendante, froide qui souhaite rester célibataire. Quant à Pierre Niney, il joue à merveille Balthazar, jeune étudiant à l’ouest et quelque peu gaffeur qui se révèle finalement être romantique, culotté et intelligent. Il ne fait donc que confirmer son statut de révélation déjà attribué après Comme des frères. On regrette tout de même qu’il ne soit pas plus mis en avant. En effet, c’est plutôt Alice qui mène la danse et provoque les rebondissements. En ce qui concerne le film en lui-même justement, on peut déjà noter l’originalité du générique basé sur la mise en page d’un magazine. Ceci n’est pas anodin dans la mesure où Alice travaille dans un magazine de mode nommé « Rebelle » dont l’univers est retranscrit de manière très caricatural ce qui est regrettable car, finalement, ça ne fait pas sourire. Les sourires manquent justement dans ce film. Les quelques gags mis en avant sont réussis ( le petit déjeuner / la première relation / la séance photo ) mais ils sont peu nombreux ce qui est dommage vu le potentiel humoristique de Pierre Niney. En outre, le point positif de ce film est qu’on croit en la relation entre les deux personnages. Le fait que Virginie Efira ne fasse pas si âgée que cela fait oublier le coté « cougar » et nous permet de ne pas se poser la question de la possibilité de cette relation ( ce qui peut être vu comme un point négatif au vue du sujet de base). En ce qui concerne les seconds rôles, celui de Charles Berling en tant que père de Balthazar aurait pu être plus étudié car, ici, ce n’est finalement que la caricature inversée puisqu’il est lui-même avec une étudiante. Par conséquent, on est ici face un film vraiment sympathique où les deux comédiens principaux croient en leur rôle mais dont on attendait plus. 

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