Archives de Catégorie: Avant Première

[AVANT PREMIERE] DEMI-SOEUR 3/5

Image

Origine: France

Réalisatrice: Josiane Balasko

Distribution: Michel Blanc, Josiane Balasko, Brigitte Roüan, Françoise Lépine, George Aguilar, Grégoire Baujat

Genre: Comédie dramatique

Date de sortie: 5 juin 2013

Résumé: Nénette est une petite fille de soixante ans. Un problème à la naissance l’a rendue différente. Nénette, qui a l’âge mental d’une enfant de 8 ans, a toujours vécu avec sa mère, qui l’a élevée seule. Nénette travaille, elle fait le ménage à l’école de la commune et sa meilleure amie est une tortue. Mais lorsque sa maman meurt, tout va changer et Nénette doit partir en maison de retraite. L’établissement n’autorisant pas les animaux, Nénette part avec sa valise et sa tortue, avec l’idée de retrouver son père, dont elle ne possède qu’une photo jaunie, une lettre et une adresse. Lorsque Nénette arrive enfin à l’adresse indiquée sur la lettre, une pharmacie, ce n’est pas son père qu’elle trouve, mais le fils de ce dernier, Paul Bérard, pharmacien psychorigide, qui voit débarquer cette demi-sœur avec effarement.

Ma critique:

Demi-soeur est typiquement le genre de petit film qui n’a rien d’extraordinaire mais qui est tout simplement touchant et plein de tendresse. On peut évidemment reprocher pleins de choses à cette réalisation de Josiane Balasko: une mise en scène plate, un scénario parfois tiré par les cheveux, un dénouement attendu … Bref l’archétype de nombreux films français. Mais difficile de lui en vouloir tant on est pris par la simplicité de cette histoire et par l’interprétation de Josiane Balasko. En effet, on aime ou on aime pas mais elle délivre tout de même une vraie performance d’actrice. Elle joue une femme d’une soixantaine d’années qui se comporte toujours comme un enfant. Elle pleure comme un enfant, fait des caprices mais surtout réagit comme les petits au quotidien ce qui donne des situations tantôt émouvantes tantôt drôles. Elle ne tombe jamais dans la caricature ce qui aurait pu vite arriver. Suite au décès de sa mère, elle découvre une lettre de son père qu’elle n’a jamais connu accompagné d’une adresse à laquelle elle se rend après être partie de la maison de retraite. Finalement, elle ne tombe pas sur son père mais sur son frère ou plutôt son demi-frère interprété par Michel Blanc. Ce dernier est très juste dans son rôle d’abord d’homme acariâtre puis d’homme aimant la vie suite à la prise à son insu d’extasie. L’arrivée de sa demi-soeur dans sa vie va alors lui permettre de découvrir les plaisirs simples de la vie, de renouer le contact avec sa famille ainsi que d’être sincère dans ses contacts avec les autres. Il va être dans l’authenticité ce qui est à l’image du film. Tout le film tourne autour d’un message clair qui est celui de l’acceptation d’autrui tel qu’il est allant jusqu’à démontrer que l’amitié est possible entre une personne attardée mentale et des « teufeurs » . D’ailleurs la relation entre ces personnes et Nénette semblent quelque peu exagérée mais nécessaire pour l’évolution du film. Enfin, le dénouement du film est vraiment très touchant et beau bien qu’attendu et montre toutes les capacités des personnes atteintes de retards mentaux. Par conséquent, Demi-soeur est un film français tout simple, très émouvant qui délivre un message sincère et tendre. 

Demi-soeur_portrait_w858

Publicités
Tagué , , , , , , , , , ,

DES GENS QUI S’EMBRASSENT 2/5

Image

Origine: France

Réalisateur: Danièle Thompson

Distribution: Kad Merad, Monica Bellucci, Eric Elmosnino, Lou de Laâge, Valérie Bonneton, Max Boublil, Clara Ponsot, Ivry Gitlis

Genre: Comédie dramatique

Date de sortie: le 10 avril

Le résumé: Ça tombe mal c’est l’enterrement de la femme de Zef pendant que Roni marie sa fille ! Cet événement inattendu aggrave les conflits entre les deux frères que tout sépare déjà : métiers, femmes, austérité religieuse de l’un, joie de vivre de l’autre, tout, à part leur vieux père au cerveau en vadrouille et leurs deux filles qui s’adorent. Entre Londres, Paris, Saint-Tropez et New York, affrontements, malentendus, trahisons, vont exploser le paysage de la famille, mais grâce à ces disputes, à ces réconciliations chaotiques, vont naître une grande histoire d’amour… et peut-être deux.

Ma critique: 

Je suis plutôt partagée autour de ce film d’où ma note, peut être, un peu sévère. Je l’ai vu il y a maintenant plus d’une semaine, et avec du recul, je pense que Danièle Thompson remplie plutôt bien le contrat. On est face à un film choral mêlant histoire de famille, humour et drame. Le scénario, bien que peu original, est efficace et l’on rentre facilement dans cette histoire qui est à multiples échelles: on a d’un coté l’histoire entre les deux frères qui ne s’entendent pas puis une autre, qui prend le dessus, entre les deux cousines amoureuses de la même personne et enfin on a le père ou le grand père malade. Ce sont ces deux dernières histoires qui m’ont le plus touché. En effet, les deux frères qui ne s’entendent pas c’est vu et revu et, par conséquent, cela perd en intérêt. D’autant plus qu’on a tous une idée précise de la manière dont ça va se terminer entre eux. Kad Merad est correcte dans son rôle mais le coté « chanteur qui a raté sa carrière » est vite pénible. Quant à Eric Elmosnino, je l’ai trouvé très bon bien que son rôle ne demande pas une performance d’acteur exceptionnelle. Mes gros coups de coeur vont pour Lou De Laâge et pour Ivry Gitlis qui apportent respectivement fraicheur et humour. Lou De Laâge est vraiment la révélation féminine en ce moment entre ce film et Jappeloup . Elle joue avec beaucoup de justesse et chacune des émotions qu’elle peut ressentir nous est partagées. On croit en son amitié avec sa cousine interprétée par Clara Ponsot que l’on a pu voir dans Les infidèles notamment. Leur duo fait plaisir à voir bien qu’il va être quelque peu contrarié par la présence de Max Boublil, homme partagé entre les deux femmes. Rien à dire sur ce dernier bien qu’il semble être un peu dans la retenue à certains moments. Comme dit précédemment, c’est un plaisir de voir Ivry Gitlis dans son rôle qui apporte beaucoup d’humour au film ce qui n’est pas pour déplaire. En réalité, le gros souci du film c’est sa lenteur. Le scénario est intéressant, les acteurs jouent bien mais qu’est ce que c’est lent. Ca ne dure que 1H30 et pourtant on a le sentiment d’être dans la salle depuis au moins 2 heures quand ça se termine. C’est vraiment dommage parce que du coup ça gâche l’ensemble du film, qui, par ailleurs, est plutôt bon. Le traitement de la religion est plutôt intéressant sans être omniprésent ce qui est une bonne chose. Concernant Valérie Bonneton, je n’ai pas trop compris l’objectif des scénaristes sur la fin du film mais je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler. Par conséquent, on est face à un film plutôt sympathique où certains acteurs tirent leur épingle du jeu pour apporter fraicheur et humour mais dont la lenteur gâche l’ensemble. 

20431795.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Tagué , , , , , , , , , , , , , , , ,

MOBIUS 1,5/5

Image

Origine: France

Réalisateur: Eric Rochant

Distribution: Jean Dujardin, Cécile De France, Tim Roth, Emilie Dequenne, Aleksey Gorbunov

Genre: Espionnage, Thriller

Date de sortie: 27 février 2013

Le résumé: Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.

Ma critique:

Eric Rochant revient au cinéma après quelques échecs mais aussi après la réussite de la série Mafiosa si l’on en suit les diverses critiques. Pour autant après ce film, je dirai qu’il faut de nouveau qu’il revienne à la télévision. En effet, je n’ai pas vraiment apprécié ce film bien que je dois préciser que ce n’est pas mon genre de prédilection non plus. Pour moi, le scénario se veut complexe alors qu’il ne l’est pas forcément ce qui ne fait que perdre le spectateur au cours du récit. De plus, il ne se passe en réalité pas grand chose dans la mesure où le réalisateur a choisit de ne pas multiplier les scènes d’action, de bagarre ou de courses poursuites en voiture que l’on retrouve souvent dans ce style de film. Il n’y a donc qu’une scène de confrontation directe qui se passe dans un ascenseur et qui se révèle pourtant bien filmée et intéressante au vue du lieu. On est donc plutôt face à un film où les dialogues, les regards entre les acteurs priment. Cela rend les choses plutôt soporifiques et longues et empêche le spectateur de rentrer pleinement dedans. En outre Mobius se démarque par l’histoire d’amour qui naît entre Alice (Cécile De France) et Grégory (Jean Dujardin) qui est plutôt intéressante et donne du relief au film. En effet, cela apporte un enjeu supplémentaire amenant donc un certain suspens pas désagréable. Pour autant, ce suspens, qui aurait pu en être véritablement un, est montré de manière trop évidente et manque donc de finesse ce qui gâche par conséquent ce dernier. Je ferai également un reproche à la manière dont sont filmées les scènes d’amour. De nouveau, la réalisation manque de finesse et nous montre les choses de trop près ce qui en devient gênant. Finalement, les seuls points positifs sont les interprétations. Il est vrai que l’on retrouve Cécile De France dans un rôle plutôt inédit de femme adulte mature ce qui fait plaisir à voir. Jean Dujardin est bien également bien qu’il n’explose pas non plus. Emilie Dequenne m’a, quant à elle, un peu déplue … Elle se donne constamment un air mystérieux incompréhensible. Par conséquent, on est face à un film plutôt ambitieux pour un réalisateur français mais qui, malgré de bonnes interprétations, peine à embarquer le spectateur du fait d’un déroulement long et brouillon. 

MG_4763

Tagué , , , , , , , , , , , , , , ,