Archives Mensuelles: avril 2013

LES CROODS 3,5/5

Image

Origine : États-Unis
Réalisateur : Kirk DeMicco, Chris Sanders
Distribution voix : en V.O. : Nicolas Cage, Emma Stone, Ryan Reynolds, Catherine Keener, Clark Duke, Cloris Leachman, Chris Sanders, Randy Thom… / En V.F. : Dominique Collignon-Maurin, Kev Adams, Bérengère Krief, Françoise Vallon, Benjamin Bollen, Colette Veinhard…
Genre : Animation/Comédie/Aventure
Date de sortie : 10 avril 2013

Le Résumé : Si la famille de néandertal des Croods a survécu pendant aussi longtemps, c’est parce qu’elle a suivi les règles de Grug, le chef de famille : rester dans la caverne, toujours avoir peur, ne jamais sortir la nuit, rester ensemble, craindre la nouveauté car c’est mal… Mais Eep, la fille aînée du groupe, en a marre de l’attitude stricte de son père. Elle est fascinée par la lumière extérieure, et veut partir à l’aventure. Son vœu se voit rapidement exaucé lorsqu’elle rencontre Guy, un homo sapiens intelligent qui maîtrise le feu et qui a calculé que la fin du monde allait bientôt sonner. Quand un tremblement de terre détruit leur caverne, les Croods partent à la recherche d’un nouveau domicile avec Guy comme guide, traversant des terres exotiques et dangereuses habitées par d’étranges créatures, alors que les continents commencent à se séparer. Pendant leur périple, la position masculine de Grug est menacée par l’arrivée de ce petit génie préhistorique, et le fait que sa fille ne soit pas uniquement séduite par l’amour du risque n’arrange pas les choses…

Ma critique:

Après Les cinq légendes, c’est le deuxième gros coup de coeur en terme de dessin-animé de ces derniers temps et ça vient encore de chez Dreamworks. Leur talent est de savoir faire des dessins-animés où les petits comme les grands peuvent se retrouver et mettre en avant un pan de l’histoire différent. Le gros point fort, ici, est la manière dont chaque personnage a été travaillé avec beaucoup de précision. Chacun a ses caractéristiques ce qui permet de s’intéresser à l’ensemble de la famille Croods. Bien sur, il est incontestable que la fille et le père tiennent les rôles principaux et en cela, c’est un peu le point négatif du film. L’histoire du père hyper protecteur est vue et revue et on aurait aimé que d’autres aspects soient développés. En outre, Les Croods est un film très drôle où les situations cocasses se multiplient accentuées par des dialogues très travaillés. En parallèle, on est emporté dans un univers préhistorique ce qui apporte son lot de décors surprenant et vraiment très stylisés. Les couleurs sont magnifiques et rappellent celle du Monde Fantastique d’Oz dès lors qu’ils arrivent dans le monde moderne. Le feu d’artifice, par exemple, est vraiment d’une grande beauté. Les animaux, également, très présents dans le film, nous plonge dans un univers visuel rarement vu dans les dessins-animés. On appréciera tout particulier les oiseaux et la légèreté avec laquelle on les voit voler et virevolter dans le ciel. On peut également noter la beauté et le réalisme du feu d’artifice. C’est donc véritablement un film qui nous fait voyager a un rythme effréné. On ne voit pas l’heure et demie passer. Il y a toujours de nouvelles situations qui se mettent en place avec lesquelles les personnages évoluent. Tout le jeu qui concerne la relation entre la belle mère et le beau fils est vraiment drôle. Par ailleurs, dès lors que l’accent est mis sur le fait qu’il « faille être inventif dans la vie » et « ne pas avoir peur de l’inconnu » le film prend un tournant un peu plus adulte et amène une morale intéressante. Par conséquent, on a affaire à une véritable bouffée d’air frais à voir en famille. 

120x160-LES-CROODS-BD-DEF-bd2-99271

Publicités
Tagué , , , , , , , , , , , , ,

AMOUR ET TURBULENCES 4/5

Image

Origine: France

Réalisateur: Alexandre Castagnetti

Distribution: Ludivine Sagnier, Nicolas Bedos, Jonathan Cohen, Clémentine Célarié, Arnaud Ducret

Genre: Comédie romantique

Date de sortie: 3 avril 2013

Le résumé: Alors qu’un avion la ramène de New-York à Paris où elle s’apprête à se marier, la belle Julie se retrouve assise à côté d’Antoine, un séduisant débauché qu’elle a aimé 3 ans plus tôt. Elle va tout faire pour l’éviter alors qu’il compte sur ces 7 h de vol pour la reconquérir! L’occasion pour nous de voyager dans le passé et de revivre leur rencontre, leur amour, leur rupture, autant de scènes rocambolesques, romantiques et corrosives qui vont faire de ce voyage le plus bouleversant de leur vie.

Ma critique:

J’annonce tout de suite la couleur: ce film est une pure réjouissance ! On peut dire que pour une première réalisation, Alexandre Castagnetti assure sur tous les plans. Pour commencer, l’idée de départ est vraiment bien trouvée: on part de la rupture pour découvrir l’histoire d’amour. Cette manière d’amorcer les choses est futée dans la mesure où ça introduit une curiosité chez le spectateur. Curiosité que l’on retrouve également chez les passagers de l’avion qui sont pris au jeu de connaitre le pourquoi du comment de la séparation entre ces deux protagonistes qui semblent pourtant perturber par le fait de se retrouver. De plus, le fait de situer l’action dans un avion est tout à fait judicieux car ça introduit un huis-clos où les personnages n’ont que peu de possibilités pour éviter l’autre. Pour comprendre l’histoire d’amour entre Julie et Antoine, on a le droit à des flash-backs très bien amenés grâce à une réalisation innovante où les transitions entre les différentes scènes sont présentées avec habilité. On a alors le droit aux versions de la femme et de l’homme ce qui permet au spectateur de prendre parti et donc de se sentir impliqué dans cette histoire. On se sent également impliqué car les acteurs le sont eux-mêmes. On croit de bout en bout à leur histoire. Beaucoup n’aime pas Nicolas Bedos mais ici on ne peut que reconnaitre qu’il mérite ce premier rôle. Il est réellement convaincant et on sent qu’il aime jouer. Son personnage semble se rapprocher de ce qu’il peut être dans la vie ce qui est d’autant plus touchant. Il faut dire qu’il a co-écrit le scénario et c’est tant mieux. Les dialogues sont vraiment percutants et modernes, loin de certaines comédies romantiques qui n’ont pas compris qu’on est passé dans le 21è siècle. Ludivine Sagnier, quant à elle, est rayonnante dans ce film. Elle joue à merveille la fille parano qui a peur de perdre son mec tellement elle est amoureuse. Les deux acteurs dégagent une réelle complicité qui nous pousse à avoir envie qu’ils soient ensemble dans la vie. Clémentine Célarié et Jonathan Cohen dans les premiers seconds rôles sont très bons, comme d’habitude. Il est temps, d’ailleurs, que Jonathan Cohen ait un première rôle, lui aussi. Par conséquent, il n’y a rien à dire sur cette comédie romantique réjouissante qui fonctionne très bien grâce à un scénario recherché et bien écrit, à des comédiens impliqués et à une réalisation très bien ficelée. 

0971364990213

Tagué , , , , , , , , , , , , , ,

EFFETS SECONDAIRES 4/5

Image

Origine : États-Unis
Réalisateur : Steven Soderbergh
Distribution : Rooney Mara, Jude Law, Catherine Zeta-Jones, Channing Tatum, Vinessa Shaw, Ann Dowd, James Martinez, Polly Draper, Michelle Vergara Moore, Vladimi Versailles…
Genre : Thriller/Drame
Date de sortie : 3 avril 2013

Le résumé: En prison depuis 4 ans, Martin, le mari d’Emily, vient enfin d’être libéré. Déterminé à repartir sur de bonnes bases, le couple doit néanmoins faire face à la dépression d’Emily, qui devient de plus en pesante. Devant l’ampleur de cette dépression, Emily finit par consulter Jon Banks, un psychiatre réputé. Ce dernier prescrit à la jeune femme un nouveau traitement qui, bien qu’efficace, provoque chez Emily des crises de somnambulisme. Et c’est justement à la suite de l’une de ses crises, qu’Emily se réveille, dans son appartement, son mari gisant à ses pieds…

Ma critique:

Ce film est l’un des plus intéressants que j’ai vu depuis le début de cette année 2013. Steven Soderbergh signe ici une oeuvre intelligente et surprenante en partant d’un fait basique et courant pour en faire un thriller. La scène d’ouverture est d’une efficacité folle dans la mesure où elle met en place une intrigue avant de nous replonger trois mois plus tôt. Se pose alors en nous, spectateurs, un questionnement qui ne cessera de nous suivre jusqu’à ce qu’on ait la réponse. Je me sens obligée de parler tout de suite de Rooney Mara qui a été une vraie révélation pour moi. Elle tient à elle seule tout le début du film et ce grâce à un jeu parfait. Toute l’atmosphère intrigante tient sur son personnage et ce qu’elle en fait. On ne sait jamais si on doit l’apprécier ou non tant ses personnalités sont multiples passant de la dépression à la fille « normale ». Sa dépression la pousse à aller consulter un psychiatre joué par Jude Law qui se veut intègre mais qui dans le fond est influencé par les laboratoires pharmaceutiques qui veulent être prédominants sur le marché. La question de la dépression constitue alors une première partie dans ce film puis il bascule dans une enquête policière dès lors qu’un meurtre a lieu. Il est difficile de parler de ce film sans en dire trop car le plaisir, ici, est d’avancer petit à petit dans l’intrigue à mesure que l’on collecte les informations. Le rebondissement qui fait passer le film dans un genre plus policier était totalement inattendu pour moi. On passe alors dans un esprit où tout le monde devient suspect et où les intentions réelles se dévoilent. La paranoïa hante le film mais nous hante également car on ne sait plus qui croire. Jude Law convainc en psychiatre pris dans un système concurrentiel où sa carrière est en jeu. C’est également un plaisir de retrouver Catherine Zeta-Jones qui se fait de plus en plus rare au cinéma. On peut simplement reprocher à Steven Soderbergh une réalisation un peu classique mais qui permet, en même temps, d’éviter le superflu et de ne s’intéresser qu’aux personnages. Par conséquent, on est face à un film qui a tout pour plaire: des acteurs parfaits, un scénario habile et différents rebondissements capables de nous captiver jusqu’au générique de fin. 

026364_px_470_

Tagué , , , , , , , , , , , ,