Archives Mensuelles: mars 2013

LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ 3/5

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Origine : États-Unis
Réalisation : Sam Raimi
Distribution : James Franco, Mila Kunis Rachel Weisz, Michelle Williams, Zach Braff, Bruce Campbell, Tony Cox, Joey King, Abigail Spencer, Bill Cobbs, Ted Raimi…
Genre : Fantastique
Date de sortie : 13 mars 2013

Le Résumé: Au Kansas, Oscar Diggs, un magicien roublard sans envergure, est transporté, à bord d’une montgolfière, en plein cœur du Pays d’Oz, un endroit merveilleux, à la végétation luxuriante et aux créatures fantastiques. Dès son arrivée, Oscar rencontre Theodora, une gentille sorcière qui voit en lui le sauveur de la prophétie, qui saura contrer les agissements maléfiques d’une sorcière malfaisante. Considéré comme un héros, Oscar voit là une opportunité d’accéder à la gloire qui lui a fait jusqu’à présent défaut, sans se douter des péripéties qui l’attendent…

Ma critique:

Le film de Sam Raimi s’ouvre sur un générique superbe, très graphique, en noir et blanc et le tout sur la musique de Danny Elfman reconnaissable entres toutes. Ce noir et blanc accompagné d’un cadre réduit sublime l’image pendant les vingt premières minutes. Ces dernières permettent de situer l’action et le personnage d’Oscar Diggs avant qu’il n’arrive au pays d’Oz. On découvre alors un magicien peu doué qui gagne très mal sa vie et qui malgré tout va se retrouver transporté au pays d’Oz. Dès lors, la couleur apparait et l’écran s’élargie pour laisser place à un univers haut en couleur. Le monde dans lequel on est amené est vraiment superbe et ravira les enfants comme les adultes. Bien que certains passages pourraient faire peur aux plus petits. Il n’y a donc rien à dire sur la photographie de ce film. Le problème se pose plus au niveau du scénario qui est, en définitif, plutôt banal et parfois un peu poussif. Cela peut s’expliquer par le fait que le film vise aussi un public enfantin et par conséquent, il faut que ce dernier comprenne facilement ce qui se passe. Cela rend le film un peu long par moment. Cependant, le gros point positif du scénario est l’hommage rendu au cinéma comme on a pu le faire Martin Scorsese dans Hugo Cabret. Hommage déjà dans la réalisation mais également dans le contenu par la manière dont Oz parvient à combattre la méchante sorcière. Le dénouement est magnifique. On peut aussi apprécier les différentes touches d’humour amenées principalement par le singe.  En outre, il n’y a rien a dire sur les acteurs. James Franco n’est, certes, pas aussi bon que dans Spring breakers, mais il tient son rôle avec aisance montrant qu’il peut s’illustrer dans tous les genres. Michelle Williams joue avec beaucoup de facilité la fille niaise rappelant la sorcière blanche dans Alice au pays des merveille version Burton. Rachel Weisz et Mila Kunis sont également convaincantes avec leur « double » rôle respectif. Par conséquent, on est face à un film qui mêle drame, humour et émotion mais qui pâtit d’un scénario trop classique pour nous emporter totalement. 

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SPRING BREAKERS 4/5

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Origine : États-Unis
Réalisateur : Harmony Korine
Distribution : Ashley Benson, Selena Gomez, Rachel Korine, Vanessa Hudgens, James Franco, Sidney Sewell, Thurman Sewell, Heather Morris…
Genre : Drame
Date de sortie : 6 mars 2013

Le résumé: Rêvant de fuir leur quotidien morose, trois étudiantes décident de braquer un fast food, afin de se payer un voyage en Floride à l’occasion du spring break. Une fois les poches pleines, elles enrôlent une quatrième amie et partent, en quête de sensations fortes et d’une nouvelle vie. Une fois sur place, les choses prennent pourtant une drôle de tournure. Notamment quand leur route croise celle d’Alien, un rappeur local et criminel notoire…

Ma critique:

J’ai tout bonnement adoré ce film et ce malgré une grande partie des adolescents de la salle qui m’ont gâché une partie du film ne sachant pas qu’au cinéma, le principe est de se taire. Je pense, en effet, qu’ils ont été, pour la plupart, déroutés par la tournure que prend le film et ce très tôt. Bien qu’il s’ouvre sur une scène très colorée où l’on retrouve le Spring Break tel qu’on le connait avec le soleil, les filles en bikini et l’alcool en foison, très vite, on découvre l’envers du décors. C’est là tout la force du réalisateur. Il met en avant la jeunesse américaine dans toute sa splendeur. Il crée un contraste vraiment intéressant entre les scènes de jour et celles de nuit qui montre le paradoxe dans lequel se trouve ses héroïnes. En effet, elles veulent s’amuser mais en même temps on ressent une certaine retenue chez certaines d’entre elles. On peut alors se demander si Harmony Korine cherche à prôner la religion en tant que croyance qui permet de rester dans le droit chemin. La réalisation d’Harmony Korine est expérimentale et nous plonge pleinement dans cet univers. Les allers et venues dans le temps sont bien amenés et permette de donner plus de profondeur aux évènements.  Les quatre actrices jouent bien à tel point qu’on en oublie d’assimiler Selena Gomez et Vanessa Hudgens à Disney. James Franco lui est évidemment méconnaissable dans ce rôle qu’il tient d’une main de maitre. Quant à l’histoire, bien qu’elle soit en apparence simpliste, il y a, en réalité, beaucoup de profondeur et de morale. L’alternance entre les scènes de sexe, de violence et les scènes où les filles appellent leur famille, regardent un dessin-animé, est vraiment représentative d’une réalité: le franchissement du seuil de l’enfance à l’âge adulte. En outre la bande originale est vraiment très bien choisie et ce même excepté Britney Spears. Ce choix n’est pas anodin. Britney Spears représente cette jeunesse qui dérive mais qui parvient, finalement, à se reprendre et à rebondir. Spring Breakers est donc un film qui en déroutera plus d’un mais qui est totalement passionnant de part sa réalisation, son traitement des acteurs et le message qu’il fait passer. 

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20 ANS D’ECART 3/5

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Origine: France

Réalisateur: David Moreau

Distribution: Virgine Efira, Pierre Niney, Charles Berling, Gilles Cohen, Camille Japy, Michaël Abiteboul

Genre: Comédie romantique

Date de sortie: 6 mars 2013

Résumé: Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d’une impeccable conscience professionnelle au point d’en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine « Rebelle », tout sauf son image de femme coincée. Mais lorsque le jeune et charmant Balthazar, à peine 20 ans, va croiser le chemin d’Alice, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Réalisant qu’elle détient la clef de sa promotion, Alice va feindre la comédie d’une improbable idylle.

Ma critique:

20 ans d’écart traite d’un sujet encore peu présent dans le cinéma français mais à l’inverse, très présent dans la société. Ici, c’est Virginie Efira qui joue la « cougar » et Pierre Niney qui tient le rôle du jeune étudiant qui tombe sous le charme. Ces deux acteurs sont bons dans leur rôle respectif. Virginie Efira, bien qu’un peu jeune pour ce rôle, fait plaisir à voir dans un rôle qui change de ses propositions précédentes. Ici, on la retrouve en femme indépendante, froide qui souhaite rester célibataire. Quant à Pierre Niney, il joue à merveille Balthazar, jeune étudiant à l’ouest et quelque peu gaffeur qui se révèle finalement être romantique, culotté et intelligent. Il ne fait donc que confirmer son statut de révélation déjà attribué après Comme des frères. On regrette tout de même qu’il ne soit pas plus mis en avant. En effet, c’est plutôt Alice qui mène la danse et provoque les rebondissements. En ce qui concerne le film en lui-même justement, on peut déjà noter l’originalité du générique basé sur la mise en page d’un magazine. Ceci n’est pas anodin dans la mesure où Alice travaille dans un magazine de mode nommé « Rebelle » dont l’univers est retranscrit de manière très caricatural ce qui est regrettable car, finalement, ça ne fait pas sourire. Les sourires manquent justement dans ce film. Les quelques gags mis en avant sont réussis ( le petit déjeuner / la première relation / la séance photo ) mais ils sont peu nombreux ce qui est dommage vu le potentiel humoristique de Pierre Niney. En outre, le point positif de ce film est qu’on croit en la relation entre les deux personnages. Le fait que Virginie Efira ne fasse pas si âgée que cela fait oublier le coté « cougar » et nous permet de ne pas se poser la question de la possibilité de cette relation ( ce qui peut être vu comme un point négatif au vue du sujet de base). En ce qui concerne les seconds rôles, celui de Charles Berling en tant que père de Balthazar aurait pu être plus étudié car, ici, ce n’est finalement que la caricature inversée puisqu’il est lui-même avec une étudiante. Par conséquent, on est ici face un film vraiment sympathique où les deux comédiens principaux croient en leur rôle mais dont on attendait plus. 

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