Archives Mensuelles: janvier 2013

HAPPINESS THERAPY 2/5

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Origine : États-Unis
Réalisateur : David O. Russell
Distribution : Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Julia Stiles, Jacki Weaver, Chris Tucker
Genre : Comédie/Romance/Drame/Adaptation
Date de sortie : 30 janvier 2013

Le résumé: Patrick a tout perdu. Sa femme, sa maison et son travail. Soigné pour un trouble bipolaire dans un hôpital psychiatrique depuis huit mois, il sort enfin, bien décidé à se reconstruire et surtout à reconquérir sa femme. Optimiste mais pour le moins instable, Patrick nage un peu à contre courant, quand il rencontre Tiffany, une jeune et jolie veuve, tout aussi abîmée que lui. Entre les deux âmes égarées, une étrange relation va se nouer…

Ma critique:

Autant le dire tout de suite, je ne comprends pas tout l’engouement qui existe autour de ce film et par conséquent, encore moins les nominations aux Oscar auquel il a droit. Pour moi, c’est clairement une énième comédie romantique américaine mais qui ne s’assume pas. En effet, toute la première heure se veut dramatique mettant en avant la maladie mentale et les conséquences que ça peut avoir sur les relations entre un malade et sa famille. Le propos est alors intéressant bien que trop long. Les traits de caractère de chacun des personnages ( le père – la mère et le fils) sont mis en avant provoquant un certain capharnaüm. Ca crie trop souvent ce qui devient rapidement pénible et ce surtout au vue du son dans une salle de cinéma. Très vite, Pat interprété par Bradley Cooper rencontre Tiffany jouée par Jennifer Lawrence. Dès lors que les deux protagonistes mettent en place un deal qui les contraint à passer du temps ensemble pour préparer un concours de danse, le film bascule dans les codes du film romantique vus et revus. C’est toujours la même mécanique qui est employée ce qui rend les évènements fortement prévisibles. Le couple Pat/Tiffany met du temps à se mettre en place mais marche plutôt bien. Les jeux de regards sont nombreux et l’insistance du réalisateur sur ces derniers ne sont pas utiles, du moins, pas autant. On peut, néanmoins, apprécier la maturité du jeu de Jennifer Lawrence qui n’a que 22 ans ainsi que le charme dont fait preuve Bradley Cooper. A l’inverse, je ne comprends pas ce que Robert DeNiro vient faire dans ce genre de film au vue de sa grande carrière. Il en va de même pour Chris Tucker dont le rôle apporte certes une touche d’humour mais qui n’a pas d’autres intérêts. On est donc face à un film plutôt anodin mais dont les 30 dernières minutes nous embarque quand même. En effet, il y réside une certaine tension où Tiffany révèle ses doutes, son émotivité et ses sentiments. La scène de danse est bien filmée et agréable à regarder. Par conséquent, on est face à un film sans surprise qui devient vite une simple comédie romantique mais dans laquelle Jennifer Lawrence fait figure de révélation. 

Les plus: Jennifer Lawrence / La scène du restaurant / La danse

Les moins: Le sujet de départ laissé de coté au profit du romantisme

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MARIAGE A MENDOZA 2,5/5

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Origine: France

Réalisateur: Edouard Deluc

Distribution: Nicolas Duvauchelle, Philippe Rebbot, Paloma Contreras, Benjamin Biolay

Genre: Comédie dramatique

Date de sortie: 30 janvier 2013

Le résumé: Deux frères débarquent en Argentine pour aller célébrer le mariage de leur cousin, à Mendoza, dans l’ouest du pays. La grande aventure, la vraie, voilà longtemps qu’ils en rêvaient… Mais à l’arrivée à Buenos-Aires, Antoine ne va pas bien du tout, comme un type que sa femme vient de plaquer. Marcus est sûr qu’aller au mariage du cousin remettra son petit frère d’aplomb. Il va lui sortir le grand jeu. Des nuits caliente de la capitale aux splendeurs de la vallée de la lune, ils croiseront sur leur chemin un réceptionniste illuminé, une beauté divine, des pierres qui portent bonheur… Sur la route du mariage, au gré d’étapes de plus en plus mouvementées, les deux frères se retrouvent. A un détail près : quand Antoine se requinque, c’est Marcus qui trinque.

Ma critique: 

Il faut bien reconnaitre que sans Nicolas Duvauchelle au casting, je ne me serais pas intéressée à ce film et cela aurait bien été dommage. Je n’en attendais pas grand chose donc la surprise n’a pu être qu’agréable. Le film tient surtout grâce à l’interprétation de Philippe Rebbot qui est juste pleinement investi dans son rôle de grand frère qui tente de sauver les apparences mais qui, en réalité, est peut être autant mal en point que son petit frère. En effet, les deux frères alors personnages principaux, sont tout deux dépressifs à leur manière mais pour autant le film ne sombre jamais dans le pathos. C’est au contraire plutôt la joie et la bonne humeur qui prévaut ce qui donne une âme tout à fait particulière à ce film. Cela nous rappelle un peu le récent Comme des frères, toujours avec Nicolas Duvauchelle. En outre, le voyage en Argentine qui doit les mener jusqu’à Mendoza est semé d’embuche amenant quelques scènes forts sympathiques remplies d’humour. C’est au cours d’une des multiples péripéties que la jeune et belle argentine Gabriela interprétée par Paloma Contreras va s’inviter dans le road trip des deux frères. Son apparition ajoute un vent de fraicheur à ce film et une touche féminine non négligeable. Elle va alors aider Antoine (Nicolas Duvauchelle) à aller mieux ce qui donne à son personnage un nouvel essor. Nicolas Duvauchelle se révèle de nouveau touchant dans ce film allant jusqu’à nous faire penser que les rôles d’homme sensible lui vont mieux que les rôles d’homme rebelle et dur. On peut, également, de nouveau parler de Philippe Rebbot qui est vraiment épatant dans ce film et dont on apprécie tout particulièrement l’aisance avec laquelle il mélange le français, l’espagnol et l’anglais. La complicité qui existe entre les deux frères est belle à voir et donne de la profondeur à ce film. Cependant, on regrette une réalisation pas toujours très maitrisé. La caméra manque de stabilité provoquant certains flous désagréables. Pour autant, ce premier film est vraiment encourageant. Par conséquent, ce premier film a beaucoup de charme principalement grâce à la musique d’Herman Dune et à un casting très bien choisit. 

Les plus: Philippe Rebbot qui habite son personnage / Les décors argentins / La scène finale au mariage

Les moins: La réalisation

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COOKIE 3/5

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Origine: France

Réalisateur: Léa Fazer

Distribution: Alice Taglioni, Virginie Efira, Max Ding, Mehdi Nebbou, Scali Delpeyrat, Philippe Lefebvre

Genre: Comédie, drame

Date de sortie: 23 janvier 2013

Le résumé: Un jour, la femme de ménage chinoise d’Adeline disparaît précipitamment en lui laissant sur les bras son fils de six ans. Que va t-elle faire de cet enfant qui ne parle pas un mot de français et dont elle ne connaît même pas le prénom ? Avec l’aide de Delphine, sa sœur, elle décide de retrouver par tous les moyens la maman de «Cookie», surnom donné au garçonnet. Tout en multipliant les démarches, elle commence à lui redonner le sourire et à s’attacher à lui..

Ma critique: 

Après Ensemble, c’est trop, Léa Fazer revient avec Cookie, petit film sans prétention mais qui touche à un sujet délicat. En effet, le thème des sans-papiers, de la reconduite au pays est un sujet plutôt actuel et compliqué à traiter et je dirai que Léa Fazer s’en sort bien. Elle ne le traite pas avec pathos mais plutôt avec réalisme et distance. Bien que la musique soit plutôt larmoyante, on ne peut pas dire qu’on cherche absolument à nous émouvoir. J’en veux pour preuve la scène des « au revoir » sur laquelle la réalisatrice ne s’éternise pas. Les touches d’humour, apportée principalement par Virginie Efira permettent aussi de rendre ce sujet moins lourd. Les deux actrices principales jouent vraiment bien, ont croit à leur combat et à leur implication. De plus, on ressent une vraie complicité entre elles. De plus, on ne peut que saluer la performance de Max Ding pour qui, comme cela est stipulé dans le générique de début, c’était la première apparition à l’écran. Ce petit garçon fait passer beaucoup de choses et ce même en ne s’exprimant pas, comme c’est le cas pendant le début du film. Ce qui est vraiment appréciable dans ce film, c’est donc cette relation entre les trois personnages principaux qui se crée. L’affection qui nait entre le petit Cookie et les deux soeurs n’arrive pas du jour au lendemain et cela se ressent vraiment. Ce sens de la temporalité est vraiment agréable dans la mesure où, en tant que spectateur, on se sent encore plus inclue dans l’histoire. Cependant, il faut en venir aux points négatifs du film. Les histoires secondaires constituent un vrai bémol. En effet, l’intrigue qui entoure la fille de Virginie Efira est vraiment inutile et n’apporte rien au scénario. Il en va de même pour les problèmes conjugaux qui sont mis en avant entre Delphine (Virgine Efira) et son mari. La seule intrigue secondaire qui se révèle utile est celle montrant l’attirance qu’à un collègue d’Adeline (Alice Taglioni) envers elle. Pour autant, ce rebondissement final, que je ne révèlerai pas bien sur, reste un grand mystère pour moi tellement cela parait « gros ». Par conséquent, c’est un film vraiment sympathique à suivre, on est pris dans l’histoire allant jusqu’à verser une petite larme à la fin. Cependant, les sous-intrigues inutiles et les petites facilités du scénario gâchent un peu le tout. 

Les plus: Max Ding qui est une jeune révélation / la manière dont le sujet est traité

Les moins: Les intrigues secondaires dont on aurait pu se passer

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